apports

  • Bien-Etre : A la recherche de l'iode perdu (1)

     

    L'iode est un oligoélément vital à tout âge, et ce dès avant la naissance.  Il joue un rôle essentiel dans le développement du système nerveux, et tout particulièrement du cerveau, surtout au cours de la grossesse et des 3 1ères années de vie.

    Il est en outre indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, qui règlent le fonctionnement de toutes les cellules de l'organisme.

    La Belgique est un des pays d'Europe où les habitants manquent le + d'iode, malgré la proximité de la mer.  Et si l'air de la mer fait du bien, l'iode que l'on respire n'a rien à voir avec l'iode que l'on ingère.  Pour l'organisme, le "bol d'iode" passe par la table.

     

     

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    La mer constitue le principal réservoir d'iode de la planète.  Pourquoi ? Parce que, très soluble dans l'eau, l'iode qui se trouvait sur terre est désormais, pour une bonne partie, dans la mer. 

    En effet, lors de la fonte des grands glaciers de l'ère quaternaire, les eaux ont entraîné avec elles une grande partie de l'iode des sols. 

    Même scénario pour le sodium, le constituant du sel : ce qui explique que l'eau de mer est....salée et iodée, et que les organismes marins sont riches en iode.

    Les régions montagneuses, qui abritaient de grandes masses de glace, sont particulièrement appauvries en iode.  Les végétaux qui y poussent et les animaux qui y sont élevés fournissent une nourriture pauvre en iode. 

    En conséquence, les habitants qui vivent dans ce type de contrées sont particulièrement exposés à la carence iodée, dont une des manifestations est le crétinisme, caractérisé à la x par une petite taille et un retard mental important  ( d'où l'expression "crétin des Andes", qui se décline aussi pour les Alpes ou les Carpates, autant de régions où la déficience iodée a eu des conséquences désastreuses).

    Aujourd'hui encore, des zones telles que la chaine de l'Himalaya ou la Cordillère des Andes sont très concernées par la carence iodée sévère, de même que les régions centrales des grands continents, dont l'Afrique, où les habitants n'ont pas accès à une alimentation d'origine marine.


    Et la Belgique ? Bien que notre plat pays soit proche de la mer, son sol a subi une forte érosion lors de la fonte des glaciers, et il ne contient que peu d'iode.

    La situation n'est pas dramatique au point de provoquer du crétinisme, mais elle est préoccupante. 

    De multiples données attestent que l'absorption moyenne en iode de la population belge est inférieure aux recommandations.

    D'autres pays européens étaient dans la même situation que la Belgique, mais nombreux sont ceux qui ont pris des mesures pour augmenter l'apport iodé au niveau de la population, par ex. en incorporant systématiquement de l'iode au sel (Autriche, Suisse,...) ou à l'alimentation des vaches laitières (Suède, Finlande et Norvège).