boulimie

  • Santé : La boulimie

     

     

     

     

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    Définition de la boulimie :

    En cas de boulimie, les patients peuvent mieux cacher leur maladie.

    Habituellement, ils ont un poids normal et ne s'adonnent qu'en secret à leur penchant.

     

    Les caractéristiques suivantes sont essentielles :

    1/ Pendant les véritables crises boulimiques, de grandes quantités d'aliments sont ingérées sans aucun contrôle de soi;

     

    2/ Les patients présentent fréquemment un comportement de compensation pour prévenir la prise de poids : vomissements provoqués, utilisation abusive de laxatifs et de diurétiques, jeûnes, pratique excessive de sports;

     

    3/ L'alternance des épisodes boulimiques et du comportement de compensation se produit en moyenne 2x / semaine pendant au moins 3 mois;

     

    4/ L'estime de soi dépend de manière exagérée de la forme et du poids du corps;

     

     

     

  • Santé : Anorexie et boulimie (2)

     

     

     

     

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    Causes :

    Ces maladies n'ont pas une cause unique. 

    Habituellement, un ensemble de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux fait qu'un sujet est davantage prédisposé à l'anorexie ou à la boulimie.

    Certains événements ou situations (abus sexuel, mauvaises habitudes alimentaires,....) peuvent constituer l'amorce définitive des troubles alimentaires.

     

     

    Causes biologiques :

    - Facteurs héréditaires (génétique, troubles affectifs, mauvaise utilisation de certaines substances, obésité) ;

    - Troubles des neurotransmetteurs (substances qui, dans le cerveau, transmettent les messages d'une cellule nerveuse à l'autre) ;

    - Différence de répartition des graisses entre garçons et filles à la puberté : les garçons deviennent plutôt maigres alors que les filles prennent des rondeurs ;

    - Puberté précoce.

     

    Causes psychologiques :

    - La peur de devenir adulte, d'acquérir de l'indépendance et la résistance que l'on y oppose ;

    - Une faible notion de l'identité.

     

    Causes sociales :

    - Les normes sociales trop souvent véhiculées selon lesquelles "sveltesse = beauté" ou "sveltesse = santé";

    - Le fait que les gens présentant une surcharge pondérale se voient attribuer (à tort) des caractéristiques négatives ;

    - Trop grandes espérances par rapport aux prestations à fournir ;

    - La pression exercée sur les femmes pour qu'elles soient à la x des mères de famille attentionnées e( des femmes d'affaires à la carrière exemplaire, ce qui aboutit à un perfectionnisme exagéré et à un sentiment de comportement sans cesse contrôlé.

     

     

  • Santé : Anorexie et Boulimie (1)

     

     

     

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    Pratiquement tout le monde s'est, un jour ou l'autre, posé des questions concernant son poids et a envisagé de suivre un régime.

    Les jeunes filles et les femmes ne sont plus les seules à succomber à la recherche effrénée de l'idéal minceur.  Les hommes se soucient aussi de + en + de leurs formes.  Parfois, ce souci devient une véritable obsession et donne lieu à de graves troubles alimentaires.

     

    Des affections dangereuses :

    Les troubles de l'alimentation que sont l'anorexie nerveuse et la boulimie nerveuse sont bcp + fréquents chez la femme (95%) que chez l'homme (5%).  En général, la maladie débute à la puberté ou au début de l'âge adulte.

    Ces 2 troubles alimentaires n'ont rien d'exceptionnel.  En effet, entre 15 et 25 ans, 1 femme sur 250 souffrirait d'anorexie nerveuse et ce chiffre pourrait atteindre 1 sur 20 en ce qui concerne la boulimie nerveuse.

     

    Il s'agit de 2 affections psychiques graves :

    L'anorexie peut entraîner un retard de croissance et, + tard, des problèmes d'ostéoporose et de stérilité.

    20 ans après le début de la maladie, 15% des patients décèdent, en général, de sous-alimentation ou par suicide.

     

    Ces 2 troubles alimentaires ont également des conséquences négatives autres que physiques :

    - Les patients sont soumis à un stress énorme parce qu'ils veulent à tout prix garder leur maladie secrète;

    - Cela se traduit par des changements d'humeur et un isolement social;

    - Souvent, le manque d'estime de soi, la perte de la confiance en soi et un sentiment de détresse engendrent un état dépressif;

    - Les patients sont irritables, pessimistes et souffrent de troubles de la concentration;

    - Ils sont tourmentés par des sentiments de culpabilité et de honte.

     

     

     

  • Santé : Anorexie/Boulimie : Approche diététique

     

     

     

     

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    Parallèlement à l'accompagnement psychologique, l'approche diététique commence par une réconciliation avec la nourriture.  La nourriture ne doit plus être perçue comme l'ennemi n°1, qui fait grossir ou maigrir, mais bien comme un élément indispensable à une bonne santé.

    Le 1er réflexe à adopter est certainement de réapprendre à s'installer à table pour faire de vrais repas.  Un repas agréable et bien structuré rassasie et apporte de la satisfaction.

    Il permet également d'éviter les grosses fringales susceptibles de dégénérer en crises de boulimie.  Il faut donc faire de la prévention en se nourrissant correctement et, pour certaines, en établissant à l'avance les menus de la semaine, pour ne pas vivre cette question, angoissante : "Qu'est-ce que je mange ce soir?"

    L'objectif est donc tout simplement de retourner vers une alimentation normale et équilibrée, sans vouloir à tout prix gaver les anorexiques, ni restreindre les boulimiques, mais bien stabiliser le poids dans un premier temps. 

    Et si une crise de boulimie survient malgré ces bonnes résolutions, il ne faut surtout pas sauter le repas "pour se rattraper", mais garder un repas bien équilibré, c'est-à-dire comportant un féculent, des légumes et un morceau de viande, volaille ou poisson.

    Puisque manger est indispensable pour vivre, eh bien, mangeons, mais pas n'importe quoi bien sûr, sinon la culpabilité va saboter tout le plaisir de faire un repas sain.

     

     

  • Santé : Anorexie/Boulimie : Approche psychologique (4)

     

     

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    Se soigner mais comment ?

    Ces maladies complexes touchent tant le corps que l'esprit.  On ne peut donc pas soigner l'un en ignorant l'autre.  C'est pq seul un encadrement multidisciplinaire et une participation de la famille pourront mener à une guérison complète.

    Il faut donc rapidement consulter, avant que la maladie ne s'installe trop profondément : médecin, psychiatre, psychologue, diététicien....


    1/ Psychologue :

    Du point de vue du psychologue, la boulimie et l'anorexie sont d'abord des symptômes, des signaux qui montrent qu'une relation est faussée.  La relation à la nourriture commence pour chacun de nous qd nous sommes bébés, au sein de notre mère.  C'est qq chose de très fondamental.  Alors, il n'est pas très étonnant que qd ça va mal, on l'exprime par des troubles alimentaires.

    Cela arrive à petite échelle, chez tout le monde.  Qd on a un coup de cafard, on mange du chocolat pour se consoler.  Et si on est au restaurant devant un bon repas, et qu'on apprend que qqun qu'on aime a eu un accident, subitement, on n'a plus faim. 

    Ce qui est important en cas d'anorexie ou de boulimie, c'est de voir ce qu'il y a derrière ce comportement.  Se demander, par exemple, à quoi sert, pour telle personne, le fait d'être boulimique ? Peut-être à ne pas penser toute l'agressivité qu'elle a en elle.

    Souvent, dans ces histoires, il y a une haine interdite qu'on retourne contre soi.  Il y a peu d'hommes anorexiques, même s'il y en a.  On dit parfois que c'est à cause des magazines féminins, qui proposent des régimes ou qui valorisent la minceur. Ce type d'explication sert à accuser la société pour ne pas se remettre soi-même en question.  On ne naît pas anorexique, on le devient.  Même chose pour la boulimie.  Mais il y a des hommes boulimiques.  Certains hommes qui boivent bcp ne sont pas tant alcooliques que boulimiques : ils avalent, pour se remplir...

    On peut guérir de ces troubles alimentaires, en apprenant à mettre des mots sur sa souffrance, à mettre les choses en pensées plutôt qu'à les mettre en actes.

    Les thérapies de groupe donnent de bons résultats.  On se rend compte qu'on n'est pas le seul à avoir le problème, on peut projeter certaines choses chez les autres membres du groupe et ainsi leur trouver un "contenant", un lieu où elles ne débordent plus.  Et puis, dans un groupe, c'est étonnant de constater comme les personnes voient clair dans le problème de l'autre, qui est aussi le leur."




  • Santé : Anorexie / Boulimie (3)

     

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    Les signes qui doivent nous alerter :


     

    1/ Alimentation :


    Manger de - en - et/ou de préférence seule

    S'établir une liste d'aliments interdits et permis

    Compter systématiquement les calories

    Ressentir de la culpabilité après avoir mangé + que prévu

    Avoir des rituels spécifiques comme boire énormément ("pour se nettoyer") ou laver certains aliments ("pour les dégraisser")

    Rencontrer des périodes de frénésie alimentaire impossible à contrôler.


     

    2/ Changements physiques :


    Perdre du poids (anorexie)

    Avoir un poids qui varie en dents de scie (boulimie)

    Se cacher derrière des vêtements larges

    Souffrir de constipation ou de maux d'estomac

    Présenter un dessèchement de la peau

     

     

    3/ Changements comportementaux et émotionnels :


    Rechercher l'isolement, principalement lors des repas

    Pratiquer une activité physique intense ("pour brûler les calories")

    Penser de manière obsessionnelle à la nourriture, au poids, au corps

    Devenir perfectionniste (anorexie)

    Tendre vers la dépression ou penser au suicide

    Etre souvent de mauvaise humeur

    Eprouver des sentiments de culpabilité, d'angoisse et d'auto-dévaluation

     

     

  • Santé : La boulimie (2)

     

     

     

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    La boulimie: Manger à en perdre le contrôle.


    La boulimique semble heureux, mais en réalité, elle ne s'aime pas.  Sa relation avec les autres est difficile, elle en souffre et s'isole souvent.  C'est  qd elle est seule que se déclenchent les crises de boulimie.  Tout d'abord, elle ressent l'envie irrésistible de manger, mais essaie de tenir.  Puis vient le moment où elle cède.  Elle engouffre alors la nourriture (tout et n'importe quoi), dans une sorte d'état second.

    Après cette "orgie", une certaine torpeur l'envahit.  C'est + tard que le remords et la culpabilité la rongent : elle s'en veut terriblement de ne pas avoir eu suffisamment de volonté.  Et se jure que plus jamais elle ne craquera.  Pour se punir ou pour se purifier, elle s'impose de nouvelles restrictions draconiennes...qui provoqueront sa prochaine crise.

    Fréquemment aussi, pour "effacer" les excès, elle se fait vomir, ou abuse de laxatifs ou de diurétiques.  Les nutriments les + essentiels (vitamines,sels minéraux...) ne sont donc plus absorbés et un état de fatigue s'installe avec parfois une diminution des performances physiques et intellectuelles. 

    Le + inquiétant se situe certainement au niveau de l'estomac et de l'oesophage régulièrement agressés et irrités par les vomissements.  Sans parler des dents, dont l'émail est atteint par l'acidité gastrique.


    Conclusion : La boulimie se caractérise par :

    1/ Des impulsions alimentaires poussant à une consommation rapide d'une grande quantité de nourriture en une durée limitée (au moins 2x par semaine)

    2/ Un sentiment de perte de contrôle durant les crises

    3/ Des vomissements volontaires, l'usage de laxatifs ou de diurétiques, ou encore la pratique d'un régime strict ou d'exercices physiques intenses, le tout pour éviter la prise de poids

    4/ Une préoccupation excessive du poids et des formes