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  • Bruxelles : Rue Jules Besme et Emile Bossaert

     

     

     

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    Personnalités de Bruxelles qui ont donné leur nom à des rues :

     

     

    1/ Jules Besme :

     

    La rue Jules Besme , dont le tracé est contemporain à celui de l'avenue de l'Indépendance Belge et de l'avenue de la Liberté à Koekelberg, doit son nom à un ingénieur visionnaire.

     

    Cet ingénieur projeta durant 30 ans la création d'artères et de quartiers destinés à conférer à Bruxelles les avantages d'une capitale.

    Pour l'époque, il s'agissait d'une infrastructure d'une grande modernité : égouts, éclairages au gaz, etc..

    La dénomination date des années 1880.

     

     

    2/ Emile Bossaert :

     

    Cette artère a reçu sa dénomination vers 1925.

    Son tracé datait d'avant 1914 et elle portait le nom d' " avenue de la Renaissance".

    Elle fut rebaptisée en hommage au bourgmestre Emile Bossaert, qui était également l'un des fondateurs de la biscuiterie-chocolaterie VICTORIA, située rue Deneck, aujourd'hui occupée par l'usine GODIVA.

    Emile Bossaert a aussi été le promoteur du "Foyer Koekelbergois".

    Conseiller commun en 1904, échevin en 1906, il devint bougmestre en 1912 et le resta jusqu'à son décès en 1920.

     

    Se situe également dans cette rue l'Aquarium de Bruxelles que je vous invite vivement à aller découvrir..

     

     

    http://www.quefaire.be/aquarium-de-bruxelles-370441.shtml

    http://www.aquariologie.be/Fr/Accueil.html

     

     

  • Bruxelles : La Basilique de Koekelberg (2)

     

     

     

     

     

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    Dès lors, on commença les travaux de cette immense église qui ne ressemblait en rien à la Basilique que nous connaissons aujourd'hui.

    En effet, les plans retenus, ceux de l'architecte louvaniste Langerock, étaient rien moins que somptueux.  Ainsi, ils prévoyaient la bagatelle de 6 tours de + de 100 mètres dominées par une 7ème de 150 mètres de hauteur.

    Mais, dès le début des travaux, Léopold II, après une visite à Paris, opta pour un édifice du style du Sacré-Coeur de Montmartre.

    Et le temps passa.  Lorsque survint la guerre en 1914, seules les fondations étaient achevées....

    En 1919, le cardinal Mercier se rendit compte qu'il était financièrement impossible de continuer dans cette voie.  Il fallut tout reprendre à zéro.

    On lança un concours pour un édifice + raisonnable...et aucun projet ne fut retenu.

    C'est alors qu'un architecte gantois, Albert Van Huffel, présenta un peu par hasard une maquette qui souleva l'enthousiasme.  Un peu parce que cette construction avait recours à des matériaux pauvres...

    Dès 1926, très lentement, la basilique surgit du sol.

    La Seconde Guerre mondiale vit les travaux s'arrêter.  Détail amusant : les terrains avoisinant le chantier furent cultivés par l'oeuvre du Coin de terre.  Avant la nourriture spirituelle, la Basilique contribua à fournir de terrestres nourritures.

    Le 14 octobre 1959, enfin, elle fut consacrée par le cardinal Van Roey.  Exceptionnellement, le pape autorisa cette consécration, alors qu'elle n'aurait pu l'être que complètement terminée.

    Il fallut encore atteindre plusieurs années pour qu'elle soit complètement finie.  Ce fut un hélicoptère qui clôtura définitivement le chantier en venant déposer, sur le sommet du lanternon qui domine le dôme, à 80 mètres de hauteur, une grande croix en acier inoxydable de + d'une tonne...

     

     

     

     

  • Bruxelles : La Basilique de Koekelberg (1)

     

     

     

     

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    Edifiée sur un plateau, la Basilique domine Bruxelles de son écrasante masse.  Il fut un temps (avant l'apparition des buildings géants et autres tours) où elle s'inscrivait dans le paysage comme le pendant du palais de justice dont elle a le volume.

    Léopold II ne disait-il pas, lorsqu'il parlait de ces 2 colosses : Temple de Justice d'un côté, temple de Miséricorde de l'autre.

     

    Mais, en fait, qui eut l'idée d'ériger cette Basilique ?

    L'histoire nous apprend que l'initiative en revient à Léopold II.  En effet, ce grandiose projet cadre bien avec l'idée que l'on se fait d'un souverain surnommé roi-bâtisseur.

    Et pourtant, à l'origine, les projets étaient différents de ce que l'on peut voir aujourd'hui.

    Le véritable point de départ de la Basilique commence le 15 novembre 1902.  Ce jour-là, Léopold II rentrant du traditionnel Te Deum chanté à Sainte-Gudule, échappe de justesse à un attentat.

    Un anarchiste italien, posté au coin des rues Royale et de la Loi, décharge son pistolet sur le souverain.  Heureusement, un aide de camp réussit à s'interposer (il fut d'ailleurs blessé et l'agresseur est maîtrisé. 

    Il n'empêche : le Roi a eu une fameuse émotion.  La Providence l'a protégé et, en guise de remerciement, il fait le voeu de construire, dans les environs du Cinquantenaire, rue Le Corrège, une église dédiée au Sacré-Coeur.

     

    En ce moment, le souverain ne pense pas encore à une Basilique nationale.  Mais, très vite, il comprend qu'il peut réaliser bien mieux qu'une église.  Et sans bourse délier !

    Oubliée, la rue Le Corrège : il faut voir + grand.  Léopold II est propriétaire d'un immense terrain sur le plateau de Koekelberg, où il envisage de faire construire un Panthéon.  Mais un tel édifice coûte cher, très cher...

    Par une de ces pirouettes dont il a le secret, le monarque offre le terrain à l'archevêché.  A charge de ce dernier d'y construire la Basilique nationale dont les plans sont déjà tracés : un immense édifice néo-gothique hérissé de tours et de clochers.

    Léopold II fait ainsi coup double : pas de Panthéon qui viderait sa bourse, une Basilique nationale payée par l'Eglise, càdire son voeu respecté sans qu'il lui en coûte un liard.

    Calcul astucieux, non ? Mais le cardinal Goossens ne se laisse pas prendre au piège...Il sera néanmoins forcé d'accepter ce marché de dupes, Léopold II ayant pris soin de se faire un allié du nonce de l'époque, Mgr Di Belmonte. 

    Et c'est très satisfait de lui-même que le roi pose la 1ère pierre de l'édifice le 12 octobre 1905.

     

     

     

  • Anecdotes : Nicolas-Jean Rouppe, 1er bourgmestre de Bruxelles (2)

     

     

     

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    De retour à Bruxelles, il fut élu juge de paix par ses concitoyens.

    Mais Fouché ( Ministre de la Police Fédérale) ne l'entendait pas de cette oreille : il s'opposa à son installation en l'exilant à 30 lieues de Bruxelles 

    Revenu de cet exil, il fut nommé inspecteur de la prison de Vilvorde sous l'Empire.

    Quoique né à Rotterdam, Rouppe ne remplit aucune fonction publique sous le gouvernement hollandais. 

    Mais qd éclata la révolution de 1830, il s'empressa de mettre sa vieille expérience à la disposition de son pays d'adoption.

    Le 31 août, il fit partie de la députation qui fut envoyée auprès du Prince d'Orange pour l'engager à ne pas employer la force contre la ville de Bruxelles.

    Le Prince, ayant remarqué que Rouppe portait à son revers les couleurs nationales, lui dit :

    - Connaissez-vous le Code pénal ?  Savez-vous que vous portez l'emblème de la révolte, et que je pourrais vous faire arrêter ?

    Rouppe lui répondit :

    - Nous regrettons de paraître devant Votre Altesse Royale d'une manière qui lui semble peu respectueuse.  Telle n'est pas notre intention : ces couleurs ne sont pas le symbole de la révolte, mais de la nationalité et du patriotisme.

     

    3x élu bourgmestre :

    Attaché d'abord à l'état-major de la garde urbaine, Rouppe devint par après membre de la commission de Sûreté publique.

    Puis, le 22 octobre 1830, il fut élu bourgmestre de Bruxelles par ses concitoyens.

    Pendant l'épidémie de choléra qui frappa Bruxelles en 1832, il montra un tel dévouement à toute épreuve.

    En 1836, il fut à nouveau nommé bourgmestre, mais il donna la même année sa démission (ainsi d'ailleurs que tout le conseil communal) pour protester contre le fardeau des indemnités de pillage que voulait imposer le gouvernement à la ville.

    Mais il fut appelé une 3ème x au poste de 1er magistrat par les électeurs.

    Rouppe se consacra alors tout entier à ses fonctions de bourgmestre et se voua jusqu'à ses derniers moments aux intérêts de la commune.

    Il mourut à l'âge de 70 ans, le 3 août 1838.

    Voulant transmettre son nom à la postérité, la ville de Bruxelles donna son nom à une de ses places publiques sur laquelle on éleva, en 1848, une fontaine qui lui fut dédiée.

     

     

     

  • Anecdotes : Nicolas-Jean Rouppe, 1er bourgmestre de Bruxelles (1)

     

     

     

     

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    Nicolas-Jean Rouppe, natif de Rotterdam, qui renonça à la prêtrise après avoir conquis haut-la-main le titre de bachelier en philosophie, fut le 1er bourgmestre de la cité qui devint la capitale de la Belgique indépendante.

    Sa carrière connut des hauts et des bas, puisqu'il fut incarcéré dans les geôles françaises alors qu'il était nommé maire de Bruxelles. !

     

    Biographie :

    Il débuta sa carrière politique comme secrétaire de la nouvelle municipalité de Louvain et devint rapidement commissaire du directoire exécutif près l'administration centrale du département de la Dyle.

    Il se distingua par la bonté et la justice qu'il mit dans l'application des lois révolutionnaires.  Son poste ayant été supprimé, on le retrouve parmi les membres du conseil de préfecture, où le gouvernement, semble-t-il, apprécia ses services à leur juste valeur : on le nomma maire de Bruxelles.

    Là, il se distingua très vite en luttant contre les actes du + odieux despotisme dont la France abreuvait alors la Belgique.

     

    Exemple :

    Le sinistre Fouché, alors ministre de la Police générale, donna l'ordre au préfet de la Dyle de faire arrêter et emprisonner au château de Ham, 2 négociants de Bruxelles, sous la prévention d'introduction et d'exportation de marchandises prohibées.

    L'un des 2 citoyens (le second n'ayant pu être appréhendé ) fut incarcéré et le préfet ordonna son transfert au château de Ham.

     

    Rouppe intervint aussitôt avec vigueur.  Comme ni cet acte, ni l'ordre du ministre ne furent notifiés sur aucune loi, il n'hésita pas à ordonner la mise en liberté immédiate de l'intéressé.

    Il justifia cet élargissement devant les tribuns dans un discours demeuré célèbre qui se terminait par ces mots : "Tribuns ! La méchanceté d'un vil dénonciateur ou l'erreur d'un ministre trompé pourront-elles de nouveau disposer arbitrairement de la liberté et des propriétés des citoyens ?  Le peuple français célébrera-t-il le 14 juillet pendant qu'on rétablit les bastilles au château de Ham?"

     

    Rouppe paya très cher cette énergique réclamation. 

    Il fut arrêté lui-même sans autre forme de procès et transféré à la prison du Temple, à Paris, sous la prévention de manoeuvres contre le gouvernement.

    Tandis qu'il perdait sa place de maire qui fut conférée à M. de Mérode.

     

  • Anecdotes : De la musique à l'infini

     

     

     

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    Connaissez-vous le musée du Conservatoire de Bruxelles, mieux connu sous le nom de musée instrumental ?

    C'est un des + beaux et des + riches du monde qui vaut, comme on dit, le détour.

    Et où nous attendent des instruments étonnants...

     

    Ainsi, on peut y découvrir le componium, le seul, l'unique orchestrion au monde capable de jouer sans arrêt des airs différents pendant 138 trillions d'années.

    Oui, vous avez bien lu : 138 trillions d'années, une éternité qui s'écrit avec 15 chiffres. Ou, si on préfère, 1.380 milliards de siècles !

    Il a été inventé et construit dans le début du 19 ème siècle  par un sujet hollandais, Nicolas Winckel, qui mourut fou en 1826..

    De distingués mathématiciens ont pris la peine de calculer (ne pas demander comment ! ) le nombre exact de variations que peut inventer le componium avant d'arriver au bout de son rouleau, si on peut s'exprimer ainsi.

    Ils ne sont pas tous d'accord quant aux résultats.  Pour les uns, il s'agirait de 14.513.461.557.741.527.823 variations.  Les autres avancent un total de 14.513.461.557.741.527.824.  Une variation de + ou une de - , quelle importance, puisqu'on ne les entendra jamais !

    Et que, sans l'ombre d'un doute, le componium sera usé jusqu'à la corde avant d'en arriver là...

     

    Comment se présente cette machine au répertoire qui frise l'éternité ?

    Vue de près, on jurerait un de ces quelconques orchestrions de foire qui moulent sempiternellement la même rengaine. 

    Mais il n'en est rien : il possède 2 énormes cylindres qui font jaillir une musique cristalline qui rappelle étrangement les sons des boîtes à musique de nos mères-grands.

    Dès qu'il est mis en action, l'appareil joue un thème de 48 mesures. 

    On pousse alors un levier et les 1.380 milliards de siècles commencent à s'égrener : sur le thème initial, les cylindres se déplaçant grâce à un système ingénieux, exécutent des variations, des variations strictement musicales, toutes différentes l'une de l'autre.  De quoi rendre fou n'importe quel compositeur, aussi fécond soit-il.

    Enfoncé, et de loin, le moderne ordinateur avec son gigabyte de mémoire !

    Ne peut-on pas, dans un certain sens, considérer le componium comme l'arrière-arrière-arrière grand-père des computers ?

    N'empêche que personne, en son temps, ne crut à l'invention et encore moins au génie de son constructeur.  Qui, avant de perdre la raison et de mourir, eut l'amertume de voir sa mécanique saisie par les huissiers en vue de payer ses créanciers..

     

     

     

  • Anecdotes : Les gagne-petit des années 1880

     

     

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    Les gagne-petits dans les années 1880 :

     

    Dans les rues, à partir du printemps, on pouvait voir apparaître toute une série de personnages qui faisaient la couleur et la truculence de Bruxelles.

    On les trouvait en plein air, exerçant leur métier de gagne-petit avec une conscience professionnelle qui faisait l'admiration des passants.

    Leur existence dépendait d'abord du temps, puis de l'intérêt du public.

     

    1/ La marchande de soupe :

    Elle tient table d'hôte en plein vent, sous un arbre.  Chaque jour, elle dispense à une clientèle fidèle une soupe qui fait le bonheur de tous.  Une soupe épaisse, à couper au couteau, où nagent légumes, et, si c'est un jour de chance, qq morceaux de viande graisseuse.

    Elle est la providence de ceux qui n'ont pas les moyens de faire bouillir la marmite par manque de poêle ou de charbon.  Le matin, elle fournit à ceux-ci un pot d'eau chaude pour faire le café.  Dont coût : 3 centimes.

     

    2/ Le honnendeef :

    Ce métier est connu dans les Marolles sous l'appellation de honnendeef, autrement dit voleur de chiens ( ce surnom provient du fait que les honorables membres de cette profession se chargeaient aussi de capturer les chiens errants et de les livrer à la fourrière communale, voire de les vendre à des laboratoires de vivisection ..pas bien, ça !! )

    C'est ainsi en tout cas que le désigne la rumeur populaire.  En fait, il s'agit d'un métier plutôt hors du commun : toiletteur pour chiens.

    Pour qq centimes et en un tournemain, il tond un caniche, bichonne les oreilles crottées d'un épagneul.  Ce Figaro de la race canine leur rogne aussi les ongles lorsque c'est nécessaire et (mais oui !) leur brosse vigoureusement les dents.

    Il a la main aussi ferme que légère car il n'est pas un cabot, dans sa clientèle, qui ne se laisse faire avec plaisir..

     

    3/ La cireuse de bottines :

    Probablement la seule représentante du sexe faible à exercer le métier de cireur de chaussures en plein air !

    Pas un Bruxellois digne de ce nom qui ne connaisse la silhouette menue de Moeder Treiske, adossée au mur arrière de la Bourse où elle attend le chaland.

    Treiske n'a pas sa pareille, malgré son âge avancé, pour manier la brosse à reluire.  Sans tâcher les guêtres de sa clientèle !

     

    4/ Les récureuses de rue :

    Chaque matin que le Bon Dieu fait, avant même que le soleil se lève, les ménagères sont dans la rue pour récurer trottoirs et chaussées.

    Celles qui ont les moyens de s'offrir une ancillaire se déchargent de cette occupation sur une mercenaire payée pour un travail au-dessous de leur dignité bourgeoise.

    Mais, chez les riches comme chez les pauvres, trottoirs et pavés seront reloquetés tous les jours. Avec une conscience et un acharnement qui font l'étonnement des étrangers de passage.




  • Bruxelles : Eglise Notre-Dame de la Chapelle (2)

     

     

     

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    Au XVIè siècle, ce furent les troubles religieux.

    En 1566, l'exercice public du culte catholique fut interdit à Bruxelles.  Les Réformateurs occupèrent l'église, puis la transformèrent en 1579 en temple calviniste.

    L'année suivante, les Gueux la pillèrent, détruisant comme il se doit toutes les images et surtout réduisant en miettes le maître-autel qui avait exigé la bagatelle de 35 années de travail...

    L'édifice se transforma dès lors en hôpital et le resta jusqu'en 1585, date où il fut réouvert au culte catholique.

    Les avatars de Notre-Dame de la Chapelle n'en étaient pas terminés pour autant.  Elle allait être l'objet de la "sollicitude" des révolutionnaires français.

    Le 14 novembre 1792, elle fut mise à sac par les sans-culottes, comme d'ailleurs tous les sanctuaires de Bruxelles.

    A leur retour en 1794, les vexations de l'occupant ne connurent plus de bornes : il fallut d'abord livrer tous les vases sacrés.

    En 1795, on interdit la célébration publique de la messe, puis on confisqua tous les biens ecclésiastiques.

    En 1797, l'église fut fermée.  Dans l'état de délabrement où elle se trouvait.  Les intempéries firent le reste...

    En 1851, des travaux de restauration décidés en 1813 débutèrent et prirent fin en 1869.

    Mais il fallut les reprendre en 1933 et 1934, année où l'on devait célébrer son 8ème centenaire.

     

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    Un faux Rubens pour "Boeren Breughel"

    C'est en 1569 que Pierre Breughel le Vieux, dit "Boeren Breughel", qui habitait la rue Haute toute proche (au coin de la rue de la Porte Rouge), fut inhumé dans l'église de la Chapelle, aux côtés de son épouse Marie Coucke.

    Jean Breughel dit de Velours, son fils, commanda un tableau à Rubens qu'il fit placer dans la chapelle où reposait son père.

    En 1765, la fabrique d'église vendit la toile, Le Christ remettant les clés à Saint-Pierre, à un marchand d'Amsterdam, pour la somme de 5000 florins.  A charge pour l'acquéreur d'en faire exécuter une copie à ses frais.

    Celle-ci, d'exécution assez faible, figure encore à la place de l'original.

    On peut aussi y voir le monument funéraire d'Anneessens, ce paroissien de la Chapelle mort en 1719 pour la défense des privilèges des artisans.

    G.Des Marez ( Guide illustré de Bruxelles, Touring Club ) affirme que le sanctuaire est un des + intéressants de Belgique.  Et que l'antiquité d'une de ses parties (XIIè siècle), en fait un des + vieux bâtiments de notre capitale.




     

  • Bruxelles : L'église Notre-Dame de la Chapelle (1)

     

     

     

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    L'église Notre-Dame de la Chapelle, malgré ses proportions de basilique, reste pour les Bruxellois un humble sanctuaire.  Est-ce parce qu'elle se trouve à l'orée d'un quartier populaire ?

    Pourtant, elle accuse aujourd'hui une existence de 879 années.  C'est donc un monument où l'on peut retrouver sans peine nombre de faits de l'histoire du Bruxelles d'antan.

     

    Qui connaît encore aujourd'hui ses origines exactes ?

    C'est en 1134 qu'elle fait son apparition dans les chroniques de notre bonne ville.

    Godefroid le Barbu, duc de Lotharingie, pour récompenser les moines bénédictins de Cambrai de l'hospitalité qu'ils lui avaient prodiguée dans leur abbaye, leur fit don de son franc-alleu, avec ses dépendances, ses étangs et une chapelle, situés à Bruxelles, en dehors de la ville, mais rattachés à la paroisse de Sainte-Gudule.

    Le bâtiment ne représente, à cette époque, qu'un humble lieu de pèlerinage de la campagne brabançonne.

    Godefroid le Barbu commit une erreur de taille : il affranchit la chapelle de tout pouvoir civil et ecclésiastique.  Ce qui ne fut pas vu d'un bon oeil par le chapitre de Sainte-Gudule qui ne cacha pas son mécontentement et mena la vie dure aux moines de Cambrai, ces intrus établis sur le territoire de leur paroisse.

    Le différend finit néanmoins par s'aplanir.

    Fin 1135, un concordat était signé entre les parties.  Cet acte était en fait un compromis qui autorisait l'abbé de Cambrai à désigner un prêtre pour le service paroissial, à la condition expresse que celui-ci fasse sa soumission au chapitre de Sainte-Gudule.

    Les questions de préséance ainsi réglées, restait à trouver une solution au problème financier.  Le texte du concordat souligne en conséquence que l'officiant de la chapelle ne pouvait célébrer les funérailles que des moines et des habitants des 2 sexes qui demanderaient l'habit religieux à l'article de la mort.

    Dès 1210, suite à l'augmentation de la population, formée en grande partie d'artisans adonnés à l'industrie drapière (surtout des tisserands) qui ne tardèrent pas à s'installer au-delà de la Steenpoort, le sanctuaire fut érigé en église paroissiale à part entière.

    Il devint indépendant de la paroisse de Sainte-Gudule à la condition expresse de payer 15 livres par an pour le rachat des dîmes.

     

     

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    Comment se présentait le sanctuaire primitif ?

    Impossible à établir, un incendie ayant ravagé de fond en comble, en 1405, l'église romano-ogivale et surtout l'humble chapelle romane.

    Si l'on en croit les spécialistes architecturaux, l'édicule accolé au transept sud pourrait être un vestige de la construction de 1134.

    Sur l'emplacement des ruines, on éleva un nouveau sanctuaire en style gothique flamboyant.  Les travaux débutèrent en 1420 et se terminèrent 1 siècle + tard en 1508 par l'érection de la tour.

     

     

  • Bruxelles : La kermesse de Bruxelles (2)

     

     

     

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    4/ C'est en 1881 que triompha la Femme locomotive.  Elle était présentée dans une sorte de tonneau, habillée d'une défroque d'opéra-comique. 

    Elle tendait aux chalands une baguette métallique.  Dès qu'un spectateur + hardi que les autres s'aventurait à la toucher, il en jaillissait une longue étincelle.  La Femme locomotive était tout simplement reliée à une bobine de Rumkorff !


    5/ Mademoiselle Hélène domptait ses puces de main de maître.

    Juste à côté de sa baraque, on trouvait l'Oasis sacrée, où  l'on représentait des scènes bibliques.  A la sortie, les clients de cette bizarre attraction se voyaient remettre des brochures de propagande religieuse par un clergyman + vrai que nature.

    En 1887, le célèbre Musée Spitzner eut l'honneur de voir arriver le docteur De Paepe avec 40 de ses élèves, à qui il montra les richesses du cabinet.  Celles-ci comprenaient des peaux humaines tannées...

     

    6/ Jusqu'à la fin du siècle dernier, la kermesse de Bruxelles avait son extension aux Marolles, dans la rue Haute.  Là, tous les amusements folkloriques et satiriques étaient permis.

    On y voyait Lowie, roi des Marolles habiljé en Godefroid van Bouillion, perché sur un cheval de trait.

    Le bon peuple s'esbaudissait devant un schèreschliep (rémouleur) qui aiguisait, suivant la coutume médiévale, la langue des meilleures lameire (commères) du quartier.

    Et on huait 2 gendarmes à cheval qui traînaient un pauvre Marollien arrêté pour un délit mineur.

    Pour permettre aux visiteurs de se remettre de leurs émotions, nombre de charrettes et de femmes-colporteuses proposaient des crevettes, des crabes, des mastelles, des chinese klûten (escargots).

    La marchande d'oeufs durs avait son cri caractéristique : "Gooie vésche èt âre, beleefd er eemand !" (Ils sont bons et frais, croyez-le !).  En ce temps-là, les moules n'avaient pas encore fait leur apparition sur le champ de foire.

    Oui, la kermesse de Bruxelles, ce fut tout cela et bien d'autres choses encore.  La Foire du Midi, c'est certain, perpétue aujourd'hui la tradition.  Mais elle n'est plus qu'un pâle reflet des kermesses d'antan...

     

  • Bruxelles : La kermesse de Bruxelles (1)

     

    La kermesse de Bruxelles d'antan, c'est notre actuelle Foire du Midi.  Son origine remonte haut, très haut dans le temps.

    Au XIVè siècle, affirment de sérieux historiens.  Elle s'ouvrait après la procession du saint sacrement du Miracle, instaurée après le sacrilège des hosties par les Juifs.

     

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    Que voyaient donc nos arrière-grands-pères "sur" la kermesse de Bruxelles ?

    Selon le regretté Louis Quiévreux, un des + grands spécialistes de la petite histoire de notre ville, voici ce qu'il a recueilli dans de vieilles collections de journaux..

    1/ "Après la guerre franco-prussienne de 1870, on remarquait, à la Foire, le Théâtre des Galériens. 

    De l'extérieur, on voyait des barreaux, des chaînes, éclairés lugubrement par des bougies. A l'intérieur étaient de sinistres cellules habitées par des marionnettes habillées en galériens. 

    Mises en mouvement par un système ingénieux, elles exécutaient des travaux de forçats.  Le clou était la "scène" du repentir jouée par 2 bagnards mourants et 2 Jésuites occupés à les convertir ! "

     

    2/ La chaudière du Diable :

    " L'enfer était très couru.  Qd la toile se levait, le spectateur se trouvait au séjour des maudits. 

    Un Pluton, en costume rouge et noir, armé d'une baguette magique, excitait des démons à torturer le boulanger qui nous a donné la colique, le marchand de grains qui a spéculé sur la faim des pauvres, l'avocat menteur, le boucher voleur, la cuisinière qui s'entend avec le boucher et le carabinier qui s'entend avec la cuisinière....

    En apothéose, le chef des démons demandait au public s'il avait, lui aussi, mérité la chaudière.  Le public, charmé d'avoir vu clouer les profiteurs au pilori, hurlait en choeur : Non, bon Diable, pas de chaudière pour nous ! Et le Diable recommençait à la séance suivante....

     

    3/ La galerie des Phénomènes :

    Rien de nouveau sous le soleil : les "phénomènes" connaissaient déjà un très vif succès.  Les badauds bruxellois, en 1875, pouvaient admirer, bouche bée, la Jolie mulâtresse ( une mule dont on avait consciencieusement tressé la queue ) et Mademoiselle Fathma, native de Blidah, âgée de 17 ans, ayant une barbe naissante.

    Quant à Mademoiselle Marie, la femme-tronc, si l'on en croit l'avis affiché à la porte de sa baraque, elle est parvenue, à force de travail, à exécuter, à l'aide de la bouche, ce qui se fait ordinairement avec les mains.  Ce qui amenait un sourire entendu sur le visage de certains petits pervers.

     

     

     

     

  • Anecdotes : Témoignage : Amoureuse des Marolles

     

    Je reprends ici un article, qui est en fait une lettre écrite par une fonctionnaire de la Communauté européenne, qui témoigne de la multiculturalité que l'on trouve à Bruxelles..et petit coup de coeur pour le quartier des Marolles que j'affectionne particulièrement..

    Cette lettre date d'il y a 20 ans...le quartier a changé malgré tout et a tendance à devenir un petit Montmartre, quartier encore authentique dans son âme mais également de + en + prisé par les antiquaires, les touristes..les people(?)

     

     

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    " Qd un étranger visite Bruxelles, il est confronté avec 4 sites d'attractions touristiques : la Grand-Place et Manneken-Pis dans le voisinage, l'Atomium, le Palais Royal, peut-être la CEE mais en tout cas le Marché aux Puces.  Mais même visiter le marché aux Puces ne veut pas dire visiter les Marolles.

    Les Marolles, il faut les découvrir.  Contrairement aux 4 grandes attractions touristiques, les Marolles sont un bijou caché de la capitale de l'Europe.

    Je suis venue pour la première fois à Bruxelles début 1970.  Naturellement je voulais, moi aussi voir, comme chaque touriste, les attractions de Bruxelles, mais j'ai commencé par le Marché aux Puces.  Cela m'intéressait bcp, car ça n'existait pas du tout en Allemagne à cette époque-là.

    Trouver un parking près de la Place du Jeu de Balle était déjà un problème en ce temps-là.  Heureusement pour moi.  Pq ? Parce que je me suis garée assez loin de la Place du Jeu de Balle, dans la petite ruelle "Rue Notre Seigneur" où j'ai enfin trouvé une place et c'est ainsi que j'ai découvert les Marolles.

    La petite ruelle me plut tout de suite avec ses 2 belles maisons-restaurants " La Grande Porte" (qui n'existe malheureusement plus )  et "Les Petits Oignons" ( existe toujours mais a déménagé rue de la Régence ).

    De là, je continuai à flâner dans les rues à gauche et à droite de la rue Haute et de la rue Blaes.  J'étais fascinée par les belles maisons style 1900, Art Déco et Art Nouveau.  Quels trésors, quels bijoux cachés se trouvent dans ce quartier.

    Peu à peu j'ai découvert de vraies petites merveilles.  Je ne peux pas les citer toutes, car il y en a tellement.  Mais la maison Jacqmotte ainsi que cette belle façade style Art-Nouveau dans la rue des Tanneurs, le Palais du Vin" (classé en 2001) m'ont fort impressionnée.

    Je dois avouer que je suis tombée très vite amoureuse du quartier des Marolles.  Les gens ont tellement de personnalité, ce qui me plaît bcp.  Ici, on s'adresse facilement la parole et on aime de bavarder.

    Depuis 1980 j'habite sans interruption en Belgique et je peux dire- sans mentir- il ne se passe pas un seul mois sans que je ne sois dans les Marolles.  J'ai mes magasins et j'ai mon café dans les Marolles.  Je connais pas mal de marchands du Marché aux Puces.  Parfois, qd je suis triste ou que qqchose ne va pas, je me dis à moi-même:  je dois aller aux Marolles, alors ça ira mieux.  Et c'est vrai.  Il y a bcp de pauvres dans les Marolles, mais ils ont qqchose en eux qui les fait sourire qd même.

     

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    Je me rappelle un petit épisode près de la rue Blaes.  Je voulais absolument acheter un objet au marché, mais je n'avais pas assez d'argent sur moi.  Le marchand me dit qu'il y a un Mister Cash pas trop loin. 

    Comme je ne le trouvais pas, je demandai à une femme qui passait justement.  Elle me regarda et se mit à rire. Ses 2 mains sur les hanches, elle n'arrêtait pas de rire. "Mais Madame, je n'ai même pas d'argent et pas de compte en banque, qu'est-ce que je sais où se trouve un Mister Cash".

    Et au lieu de pleurer elle s'amusait énormément.  Je me sentais gênée, je voulais lui donner de l'argent, mais je n'osais pas. Ces gens ont une fierté qui m'empêchait d'exprimer de la pitié.

    D'habitude, qd je termine mes promenades dans les Marolles et sur le Marché aux Puces - où je dois absolument dire bonjour à cette gentille Flamande qui est toujours de bonne humeur même qd il pleut - je me dirige vers "mon café" - là je sais qu'il y a toujours de la bonne soupe aux tomates, de bonnes boulettes et un excellent café.

    Mais il n'y a pas que ça.  Il y a des marchands du marché qui font leur petite pause café, des habitants des Marolles qui passent, des habitués et il y a des chiens dans les Marolles !


     

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    D'abord il y a Crésus, le chien du café, un zinneke adorable qui fait partie du Marché aus Puces.  Il se promène où il veut, s'allonge même au marché sur des divans qui sont à vendre, mais personne ne lui dit un gros mot.  Et il y a Martin, le chien d'un marchand et Cally, le chow-chow du café du coin.

    Ces 3 forment une bande et partent ensemble en vadrouille. Mon chien, un berger malinois aux oreilles tombantes commence à sauter de joie qd il rencontre ces 3 vagabonds.  Il fait petit-à-petit partie de cette charmante bande.

    Qqun me disait l'autre jour : "Vous savez, ce ne sont pas seulement les habitants des Marolles qui sont solidaires.  Non, ces chiens, Madame, ont aussi une solidarité entre eux qui est formidable".

    Solidarité entre humains, solidarité entre animaux.  Qu'y a-t-il de + beau ?  Que cet endroit qui est peut-être le seul de la Belgique qui n'a pas bcp évolué du point de vue de son urbanisation soit protégé pour toujours avec ses habitants, avec sa mentalité propre et ses "personnages".  Nous pouvons bcp apprendre de ces gens des Marolles - surtout de se contenter de peu.


    repris de la revue du Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Marolles..

    Beau témoignage, n'est-il pas ?

     

     

  • Bruxelles : Le surréalisme

     

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    Un esprit qui allie humour, provocation et décalage. 

    L'empreinte de ce mouvement artistique imprègne la ville.

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  • Bruxelles / Loisirs : Le Musée Magritte

     

    Dans le bâtiment des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique rénovés se trouve sur 2.500 m2 le Musée Magritte.

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    4 étages au coeur du Mont des Arts et des Musées des Beaux-Arts. 

    Multidisciplinaire, cette collection est la + riche au monde et comporte pas moins de 200 oeuvres du maître surréaliste. Des oeuvres emplies d'énigmes, de poésie et de mystère. De bcp d'humour aussi.

    Ces oeuvres sont présentées dans une scénographie originale et entièrement pensée pour lui.

    Mais aussi une boutique, une cafétéria, et une vue imprenable sur Bruxelles !

    Musée Magritte, Place Royale, Rue de la Régence 3, 1000 Bruxelles

    www.musee-magritte-museum.be

     

  • Bruxelles : Everard 't Serclaes

     

    En 1355, décède Jean III, duc de Brabant.  Sa fille Jeanne, épouse de Wenceslas de Luxembourg, lui succède.

     

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    Mais Louis de Maele, qui a épousé la 2ème fille de Jean III, conteste la succession et envahit le duché de Brabant : c'est la bataille de Scheut du 17 août 1356. Après sa victoire à Scheut, Louis de Maele occupe Bruxelles.  Longtemps, les Bruxellois ont nommé cette bataille den quaeden woensdag, le mercredi néfaste.

    Le 24 octobre 1356, vers minuit, Everard 't Serclaes, 36 ans, mène une troupe silencieuse vers la Grand-Place. Il s'est juré de bouter hors de la cité les envahisseurs flamands.  Arrivé sur la Grand-Place, Everard se précipite vers la maison de l'Etoile, arrache l'étendard de Louis de Maele et le remplace par celui des ducs de Brabant.

    Entre-temps, les Bruxellois se réveillent et se rassemblent en une importante troupe qui attaque la garnison flamande laissée sur place par Louis de Maele.  Assaillis à l'improviste, ils abandonnent la ville.

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    Suite à ce coup de commando réussi, 't Serclaes est porté en triomphe et est élu séance tenante et à vie, 1er échevin de Bruxelles.  Il reçoit également le titre de Libérateur de Bruxelles.

    Jeanne et Wenceslas, émigrés à Maastricht, purent revenir ensuite dans leur capitale brabançonne.

     

  • Bruxelles : Les Bas-Fonds

     

    Un quartier disparu de Bruxelles : Les Bas-Fonds

     

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    Les habitants des Bas-Fonds étaient les Bas-Fondistes, par la suite ils ont été remplacés par les navetteurs qui venaient occupés la (très moche) Cité administrative. ( hélas!)

    Les Bas-Fonds ont disparu, comme d'ailleurs beaucoup d'autres vieux quartiers.  Le jour où le Roi a posé la première pierre de la Cité administrative de l'Etat, où travaillaient plusieurs milliers de fonctionnaires, a aussi été celui de la disparition définitive de ce vieux quartier.

    Ce quartier se trouvait donc au pied de la Colonne du Congrès, en contrebas de la rue Royale; il s'agissait d'un quartier excentrique, de Deufkes, qui était peuplé d'habitants indépendants, qui aimaient se faire appeler Bas-Fondistes plutôt que Bruxellois !

    La rue principale de ce petit sous-quartier était la rue des Cailles, en bruxellois, la Kwakkelstroet. Cette rue était connue comme mal famée, lieu de turpitudes et de débauche. A un tel point que le Conseil communal décida de changer le nom en rue des Denrées.  Peu à peu, cependant, la population de cette rue chaude s'assagit et fut occupée par des petites gens, rempailleurs de chaises, poêliers, chiffonniers et autres gagne-petit.

    A l'ouest, les Bas-Fonds étaient limités par le quartier Pachéco et vers le sud, par celui des rues des Sables, Saint-Laurent et autres, qui jouissaient d'une réputation semblable à celle de la rue des Cailles.

    Nombreux étaient les Bruxellois qui, la nuit tombée, quittaient la rue Royale et ses luxueuses boutiques abondamment éclairées pour descendre les larges escaliers derrière la Colonne du Congrès.  Là, il n'y avait plus que les réverbères, diffusant une triste lumière dans des rues désertes.  Des rues + étranges les unes que les autres qui s'enchevêtraient, comme la rue du Chemin-de-terre, la rue de Tilly ou la rue des Betteraves.

    Les Bas-Fondistes étaient en guerre permanente avec les Marolliens, leurs voisins.

    Source : Cercle d'Histoire de Bruxelles

  • Anecdote / Bruxelles : Notre Fête nationale

     

    C'est le 21 juillet 1831 que le Prince Léopold de Saxe-Cobourg, élu roi des Belges par le Congrès national, fit son entrée à Bruxelles par la porte d'Anvers ( aujourd'hui place de l'Yser ) et prit possession du trône.

    Cette fête historique est commémorée chaque année par notre Fête nationale du 21 juillet.

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    25 ans + tard, le 21 juillet 1856, la Belgique célèbre pour la 1ère x, dans un faste tout particulier, le 1/4 de siècle de règne de son premier roi.  Pour ce faire, on a érigé des tribunes en plein air sur la place Saint-Joseph ( aujourd'hui square Frère-Orban ) et un autel où Mgr Sterckx, cardinal-archevèque de Malines, entonna le 1er Te Deum jubilaire de notre histoire.

    Le Roi et la famille royale (le futur Léopold II avait alors 11 ans) avaient pris place sous un dais entouré par les 65 survivants du Congrès national.  Le Souverain était venu du palais de Laeken à cheval, sous les acclamations de la population.

    A l'époque, cette cérémonie portait le nom de Jubilé nationalSon retentissement fut tel à l'étranger que la Russie, qui avait jusqu'alors refusé de reconnaître officiellement le nouveau royaume, changea son attitude et ouvrit des relations diplomatiques avec la Belgique.

     

     

  • Bruxelles : Les Marolles : Un peu d'histoire....

    Quartier de +/- 12.000 habitants il reste le + populaire et le + représentatif du vieux Bruxelles. Les Marolles offrent encore un éventail très complet de toutes les activités que comporte la vie urbaine.

    Un projet technocratique, résultant de la raideur administrative, de l'esprit de lucre des promoteurs et de l'idéologie hygiéniste, a tenté, à l'époque, de faire de la ville une cité économiquement rentable jusqu'au dernier m2, une cité contrôlable jusque dans les moindres recoins. Ce funeste projet aurait éliminé toute forme de vie sociale naturelle.

    Dans les années 60, les habitants ont réagi à la destruction de leur patrimoine en s'organisant en Comités de défense; c'est ainsi que Bruxelles devint la ville aux 100 Comités de quartier. Les Marolles furent à la pointe du mouvement contestataire et c'est à la Marolle, au mois d'août 1969, qu'a éclaté la + gde colère (Bataille de la Marolle).

    La virulence marollienne n'est pas le fruit du hasard, c'est le résultat d'une longue tradition de lutte contre l'oppression et l'injustice et d'un extraordinaire épanouissement de la vie associative du quartier. Les associations qui ont leur siège social dans les Marolles se comptent par dizaines. (locataires,sportifs,créatifs,personnes du 3ème âge,écoles de devoirs,commerçants,jeunes,folkloriques)

    Le nombre varie d'une année à l'autre, mais il s'agit d'un chiffre énorme par rapport au nombre d'habitants. Par ces rencontres diverses entre Marolliens et amis de l'extérieur, le quartier s'est ouvert à l'accueil et à la tolérance.

    En 1974, des négociations furent entamées entre les pouvoirs publics et les habitants de la Marolle avec comme résultat : une opération pilote de rénovation.

    En même temps, fut créé une commission consultative, la "Commission des Marolles", le C.G.A.M, dans le but de préserver l'habitat et l'environnement de toutes les Marolles. Cette commission est habituellement présidée par l'Echevin de l'Urbanisme de la Ville de Bruxelles.

    Le périmètre couvre 52 hectares, répartis en 6 gdes unités de voisinage :

    1/ Le Vieux-Marché, au centre comme point fort.

    2/ La Marolle proprement dite avec son triangle "chaud" entre la rue aux Laines, la rue de Montserrat et la rue de la Prévoyance.

    3/ La Sama, autour de la rue de la Samaritaine.

    4/ Les Brigittines, qui ont été fort dévastées par l'urbanisme moderne.

    5/ La Querelle, qui a été complètement transformée par des buildings de logements sociaux.

    6/ Les Radis, célèbres pendant la dernière guerre, mais qui ont aussi, malheureusement, été défigurés par un souffle d'hygiénisme peu heureux.

    Source : Cercle d'histoire des Marolles

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