18/12/2013

Psychologie : La honte : Plan de sauvetage (3)

 

 

 

 

Plan de sauvetage après avoir eu un sentiment de honte :

 

Juste après :

1/ Transformer sa honte en simple embarras : essayer de modérer l'importance que l'on accorde à l'événement et à l'émotion que l'on ressent.

Se dire : "Ce n'est qu'une émotion, je suis vraiment qqun d'estimable."

2/ Dire : "je suis désolée" au lieu de se taire et de regarder ses chaussures en attendant que le ciel nous tombe sur la tête.

3/ Tenter de réparer ou de se rattraper.

4/ Faire preuve d'humour : pour cela, il faut avoir bien intégré que le ridicule est humain et peut concerner tout le monde.

5/ Assumer ses actes et accepter les réactions qu'ils engendrent chez les autres.

 

+ tard :

1/ En parler à qqun de confiance : formuler sa honte, c'est déjà la maîtriser et en prendre de la distance.

2/ Réfléchir à ce moment de honte : les normes qu'on a transgressées sont-elles aussi exigeantes qu'on le pense?  Est-ce si grave si on les a transgressées ?  A-t-on vraiment envie d'appartenir à ce groupe qui a des normes si sévères ?

3/ Revenir sur les lieux du crime : la honte pousse souvent à fuir les personnes devant lesquelles on s'est senti honteux.  Or, la honte ne peut s'éteindre véritablement que si on retourne affronter cette personne ou cette situation.

 

Pour un travail de fond :

1/ S'aimer soi-même , avec ses failles et ses imperfections.  Personne n'est infaillible.  Accepter ce fait, c'est déjà faire un grand pas dans l'acceptation de soi.

2/ S'entourer de gens de confiance.

3/ Se préserver des gens et des situations qui peuvent nous mettre mal à l'aise.

 

 

15/12/2013

Psychologie : La honte (2)

 

 

 

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Inutile d'en faire trop, cependant.  Afficher trop souvent sa honte ne va pas nous faire passer pour qqun de + sympathique.  Au contraire, on nous verra alors plutôt comme une personne peu intéressante, peu séduisante et - digne de confiance.

Facile à comprendre : à trop montrer qu'on a honte, on est finalement perçu aussi négativement que l'on se perçoit soi-même.

Mais à côté d'une honte sporadique et finalement assez saine existe une honte toxique, viscéralement engoncée dans l'inconscient.

Petit, le futur honteux pathologique a reçu une éducation qui lui imposait des exigences trop élevées par rapport à ses possibilités et qui faisait la part belle aux critiques et aux moqueries ironiques.

Mais il a également pu voir ses parents profondément humiliés, ou tellement démunis devant lui qu'il s'est senti délaissé.

En qq sorte, on est toutes un peu des honteuses pathologiques : on nous a appris à avoir honte d'exprimer notre colère, notre peur, notre tristesse, notre sexualité, pendant l'enfance...L'école humilie les dernières de classe.


Résultat : on se croit imparfaite, peu intéressante, et chaque petite humiliation du quotidien vient rouvrir cette vilaine blessure.

La dépression, la paranoïa, les problèmes de compulsion, voire même la criminalité, ont souvent pour origine une profonde honte de soi.




14:03 Publié dans Psychologie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : psychologie, honte